La censure sera bien présente à Pékin

La Chine avait déclaré il y a quelques semaines que les journalistes étrangers ne subiraient aucune censure et aurait accès à toute plateforme Internet depuis Pékin. Cela bien pour les journalistes étrangers, pas forcément pour les journalistes locaux.

Hier, le porte-parole du Comité organisateur a laissé sous-entendre un revirement de position à ce sujet. «Pendant les jeux Olympiques, nous fournirons un accès à internet suffisant pour les journalistes», a sobrement annoncé Sun Weide. Une phrase qui signifie que toutes les zones de la toile ne seront pas accessibles et particulièrement les sites contenant des informations sur le mouvement spirituel Falungong, interdit en Chine, ceux qui dénoncent les excès du régime chinois à l’image de celui d’Amnesty International ou encore la BBC, les journaux de Hong-Kong.

Cette déclaration a déclenché la colère de certains chef de délégation, l’Australien John Coates (président du comité olypique australien) a expliqué que le CIO prendrait «très au sérieux» cette censure, «assurément décevante» pour les médias. «Je vais parler aux autorités chinoises pour évoquer ces restrictions et voir quelle est leur réaction», a indiqué de son côté Kervan Gosper, un haut responsable du CIO.

La Chine s’est elle défendue en répétant la phrase qu’elle avait déclaré il y a quelques semaines: “notre promesse était que les journalistes pourraient se servir d’internet pour leur travail pendant les jeux Olympiques”. Dans le cadre de leur boulot donc… hum hum

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