Come a casa

Situé dans le calendrier entre les classiques printanières et le Tour de France, le Giro s’est souvent avéré passionnant jusqu’au bout grâce à ses étapes alpestres et dolomitiennes situées en dernière semaine. Favorisant souvent les purs grimpeurs, il a consacré de nombreux coureurs transalpins.

Contrairement aux organisateurs du Tour de France qui adoptent souvent un schéma classique à la limite du prévisible, ceux du Tour d’Italie optent pour la créativité et les surprises. Alors que le Tour emprunte toujours les habituels Alpe d’Huez, Mont Ventoux, Tourmalet ou Galibier qui n’ont plus de secret pour les coureurs, Alberto Zomegnan le directeur de la course italienne, innove chaque année avec des nouveautés comme le Passo Finestre et le Plan de Corones avec leurs chemins de terre ou le Monte Zoncolan et ses passages à 22%. La première semaine du Tour de France est souvent composée d’étapes de plaine favorisant les sprinteurs. Au Giro, malgré des sprinteurs comme Cippolini et Petacchi, il n’est pas rare d’avoir des étapes plus vallonnées dès la première semaine.

L’épreuve a souvent consacré des coureurs italiens. Alfredo Binda et le “Campionissimo” Fausto Coppi ont obtenu 5 succès. Mais un étranger a aussi marqué l’épreuve de son empreinte. Il s’agit bien évidemment d’Eddy Merckx qui a lui aussi remporté le maillot rose à cinq reprises (et 25 étapes). Ayant couru pour des équipes italiennes comme Molteni et Fiat, le Bruxellois était quasi aussi populaire auprès des tifosis que les régionaux de l’épreuve.

Parmi les autres vainqueurs, on peut aussi citer Gino Bartali, Jacques Anquetil, Charly Gaul, Felice Gimondi, Laurent Fignon, Miguel Indurain, le regreté Marco Pantani,et plus près de nous Gilberto Simoni et Damiano Cunego.

La première édition de la course prit le départ du rondeau de Loreto à Milan ,le 13 mai 1909. Elle comptait 2448km répartis en 8 étapes. Ce Tour d’Italie fut remporté par l’italien Luigi Ganna. Cette année, le Giro comptera 21 étapes et 3424km. L’épreuve a été créée par le quotidien sportif italien “La Gazzetta dello Sport” dont la couleur du papier est le rose. C’est pour cette raison que le maillot du leader porte cette couleur.

Epreuve partant en boucle du sud de l’Italie pour rallier le nord et Milan, ses succès se souvent dessinés lors de la dernière semaine de course et ses étapes de Montagne. Plus pentus et difficiles que leurs homologues français, les cols italiens ont souvent favorisé les purs grimpeurs. Parmi ces cols de légende on peut citer le Passo Pordoi, le Mortirolo (considéré comme le plus dur d’Europe), le passo dello Stelvio et les Tre Cime de Lavaredo. Mais l’épreuve a aussi été gâchée par les affaires de dopage. On connait les soupçons pesants sur les 2 derniers vainqueurs Di Luca et Basso. On se souviendra aussi des exclusions pour contrôle positif de Garzelli et Simoni en 2002 ou celle plus médiatique de Marco Pantani alors en tête de la course en 1999. Cet évènement sera le début de la plongée aux enfers du “pirate“. Le 6 juin 2001 à San Remo, les policiers de la NAS fouillent les hôtels des coureurs à la recherche de produits dopants. L’opération est baptisée le “Blitz de San Remo”. Dario Frigo, deuxième du général à 15” de Simoni, quittera la course après avoir reconnu détenir un produit interdit. L’étape alpestre suivante, la plus attendue, sera annulée.

Pour cette 91eme édition, Alberto Zomegnan a encore réservé quelques surprises aux participants. En effet, le traditionnel prologue qui ouvre l’épreuve fait place à un contre-la-montre par équipes. La course se terminera le 1er juin par un contre-la-montre individuel dans les rues de Milan. Parmi les autres surprises, l’ascension du Mont Etna et le le contre-la-montre sur les pentes du très difficile Plan de Corones. Encore une fois, le Giro s’annonce passionnant.

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Plus d’informations sur notre page Giro 2008

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