Patje Boem Boem range ses crampons

Patrick Goots stoppe à 43 ans après 746 rencontres et 403 buts. Pendant 26 ans, il a incarné le “footballiste” typique du championnat belge. Hygiène de vie déplorable et sens du but.

L’ancien buteur du Racing Genk et de l’Antwerp, Patrick Goots qui venait à peine de rejoindre Thes Sport, doit mettre un terme à sa carrière, à… 43 ans : “Je souffre d’une déchirure au ménisque qui nécessiterait une opération. Je pense qu’il est sage d’arrêter. Je pense que je vais tenter de devenir entraîneur.” Goots a entamé sa carrière en 1982 à Dessel Sport. Thes Sport était son 12e club. Goots a disputé 746 rencontres et inscrit 410 buts. En D1, où il aura inscrit pas moins d’une centaine de buts, il aura porté les couleurs des clubs suivants: Beerschot, Courtrai, Racing Genk, Beveren, St Trond, Antwerp. Pendant toutes ces années, sa frappe phénoménale, ses buts d’antholgie et son apparence de joueur de café en auront fait l’un des joueurs les plus populaires de Flandre. Goots incarnait la version moderne de Victor le footballiste, héros d’une célèbre chanson du Grand Jojo. 

En 1988, Patrick Goots a débuté en première division avec le Beerschot contre Anderlecht et a marqué son premier but. Le Beerschot avait perdu 1-4. Il évoque d’ailleurs son plus beau but : « Mon compteur but s’est arrêté à 410 buts. J’ai un tee-shirt avec ce nombre d’imprimé. Il y a environ 30 à 40 buts que j’ai vraiment aimé. Mon premier but était avec le Beerschot face à Anderlecht. Le but le plus mémorable, je l’ai inscrit face à Charleroi et il a fait le tour du monde ».

Il parle de son meilleur souvenir : « Je n’oublierai jamais mes cinq années à l’Antwerp. Déjà petit, j’étais un fan. J’étais à un moment proche d’Anderlecht mais le Beerschot a demandé de trop. J’ai aussi été proche du FC Bruges mais j’avais mon image contre moi, j’étais un hardrocker avec une boucle d’oreille ».

Les clubs de Patrick Goots

* 1982-1986: Dessel
* 1986-1988: Lommel
* 1988-1990: Beerschot
* 1990-1991: Courtrai
* 1991-1994: Racing Genk
* 1994-1996: Beveren
* 1996-1997: Saint-Trond
* 1997-1999: Turnhout
* 1999-2004: Antwerp
* 2004-2006: FC Malines
* 2006-2008: Mol-Wezel
* 2009: Thes Sport

Voici un but inscrit par Goots lors d’un match contre Anderlecht (remporté 2-1 par l’Antwerp) lors de la saison 2002-2003

Les clubs anglais au pouvoir

Liverpool et Chelsea se sont qualifiés pour les quarts de finale de la Champion’s League. Les Reds ont surclassé un  faible Real Madrid pendant que les Blues arrachaient dans la douleur un score de partage sur le terrain de la Juventus. Le Bayern qui a humilié le Sporting Portugal (7-1) et Villareal qui s’est imposé au Panathinaikos (1-2) passent aussi au tour suivant.

Pour ceux qui en doutaient encore, Liverpool est bel et bien LE spécialiste de la Ligue des champions. Cette épreuve lui sied comme un gant. Bien plus en tout cas que la Premier League où il est toujours aussi difficile de se montrer constant sur la durée. Contre une équipe du Real Madrid (4-0) aussi volontaire qu’impuissante, les joueurs de Rafael Benitez ont fait bien plus que confirmer leur succès du match aller (1-0). Ils ont tout simplement livré un récital de la première à la dernière minute. Cette aptitude à se métamorphoser lorsque l’opposition se veut plus redoutable n’est pas nouvelle. Lors des quatre dernières éditions, le club de la Mersey a compilé deux finales et une demi-finale épique l’an dernier contre Chelsea. Cette année encore, il ne serait pas illogique de le voir réaliser une performance du même accabit, tant sa domination fut par moments exceptionnelle. Les Reds étaient en balade. Ils ont emmené avec eux des Merengues incapables de suivre leur rythme effréné.

Liverpool et le Real en avaient gardé sous la semelle. Pour le plus grand plaisir d’Anfield Road, la seconde manche entre les deux équipes n’eut pas grand chose à voir avec le soporifique 1-0 du match aller. Fernando Torres et ses équipiers y sont pour beaucoup. L’international espagnol surtout. Absent il y a quinze jours à Bernabeu en raison d’une cheville douloureuse, l’attaquant a bousculé, au sens propre comme au sens figuré, une défense madrilène décidément trop tendre pour les joutes continentales. Après une percée de Dirk Kuyt, Torres s’est aidé du bras pour se défaire de Pepe avant de mystifier un Iker Casillas livré à lui-même (16e). Ce but qui n’aurait certainement pas dû être validé par M. De Bleeckere, est venu récompenser une entame tonitruante des joueurs de  Benitez. En terme d’engagement et d’intensité, les Reds n’ont pas laissé une minute de répit aux Madrilènes. Le seul mérite des Merengue est d’être toujours reparti au combat. Même lorsqu’ils ont été menés 3-0 dès le début de la seconde période.

Le coup de couteau a été planté par Steven Gerrard dès la reprise (47e). Le capitaine des Reds avait déjà contribué à tuer le suspens en convertissant un penalty consécutif à une main involontaire (encore du grand De Bleeckhere) de Gabriel Heinze (29e s.p). Pour son centième match européen, il pouvait difficilement espérer mieux que l’ovation qui a accompagné sa sortie à vingt minutes du terme (73e). La fin du calvaire pour la formation de Juande Ramos ? Pas tout à fait. A quelques minutes de la fin, Andrea Dossena a pris un malin plaisir à donner à cette rencontre des allures de correction (88e). Comme lors des quatre dernières saisons, le Real se fait sortir de la C1 dès les huitièmes de finale. La marche était encore trop haute et l’opposition trop redoutable pour entrevoir une autre issue. De leur côté, les Reds ont envoyé un message à la concurrence en vue des quarts de finale.

Drogba sauve Chelsea

En une minute, les espoirs de la Juve se sont évanouis. Largement dominateurs en première période, incontestablement plus en jambes que leurs adversaires, malgré leurs nombreux absents, les Turinois ont tout perdu juste avant la mi-temps en l’espace d’un instant. Suite à un coup franc frappé par Drogba et stoppé sur sa ligne (voire derrière) par Buffon (44e), les Blues en ont profité pour cette fois vraiment tromper le portier transalpin. Et c’est un revenant, Michael Essien, qui s’en est chargé. Blessé en septembre dernier à un genou et de retour seulement le week-end dernier en Cup, le Ghanéen, titulaire pour la première fois cette saison en C1, a bien suivi après une frappe de Lampard détournée sur sa barre par le gardien champion du monde (45e). A ce moment-là, les Anglais étaient au bord de la rupture. Leur égalisation est intervenue à point nommé. Elle a mis fin en tout cas à l’écrasante domination piémontaise. Période durant laquelle la Vieille Dame avait ouvert le score par Vincenzo Iaquinta, à l’issue d’un remarquable enchaînement de Trezeguet (19e).

En une action donc, la Juve a vu la qualification s’échapper. Mais sur un coup du sort, elle aurait tout aussi bien pu la récupérer. Car après l’expulsion de Giorgio Chiellini (70e), les Bianconeri ne se sont pas démontés. Ils ont continué d’attaquer sous l’impulsion d’un Sébastian Giovinco intenable et ont été récompensés. Julio Belletti a eu la mauvaise idée de mettre ses mains en opposition dans sa propre surface sur un coup franc d’Alessandro Del Piero (72e). Le penalty transformé par le capitaine turinois (74e) a dès lors relancé son équipe. Mais à ce niveau-là, l’infériorité numérique constitue un handicap insurmontable. La preuve, les joueurs de Claudio Ranieri ont ensuite cédé une deuxième fois, sur un centre de Belletti repris par Didier Drogba à bout portant (83e). Malgré leur belle résistance, les Italiens quittent la compétition, avec les honneurs. Une élimination toutefois au goût amer pour l’un d’entre eux, Pavel Nedved, car suivie depuis le banc, après son remplacement en tout début de match (13e) à cause d’une blessure à la hanche. A bientôt 37 ans, le Tchèque raccrochera ses crampons en fin de saison. Sa carrière ne s’achèvera donc pas sur un doublé historique.

A l’inverse, Chelsea peut toujours rêver de celui-ci. Car même si depuis l’arrivée de Guus Hiddink, les Londoniens n’avaient jamais autant souffert qu’en première période, ils en sont sortis indemnes. Cette résistance à toute épreuve, à la furia turinoise en l’occurrence, pourra d’ailleurs être prise pour exemple à l’avenir. Tout comme la réussite retrouvée de Drogba, qui a inscrit là son quatrième but en cinq matches. A ce rythme, l’Ivoirien pourrait rendre bien des services à son club en cette fin de saison. Ça tombe bien, les Blues ont pour habitude de finir en boulet de canon.

Le sous-marin jaune rêve d’exploits

Villareal est allé chercher la qualification sur la pelouse du Panathinaïkos (2-1). Après le match nul (1-1) du match aller, les Espagnols sont allés s’imposer et rejoignent les quarts de finale de la compétition. Ariel Ibagaza a ouvert la marque pour le sous-marin jaune à la 49e avant qu’Evangelos Mantzios n’égalise 6 minutes plus tard. A 20 minutes du terme, Joseba Llorente redonnait l’avantage et la qualification aux levantins.

Le Bayern a sorti son boulier compteur

Les huitièmes de finale européens semblent inspirer le Bayern Munich. L’année dernière en coupe UEFA , les bavarois avaient corrigé Anderlecht au Parc Astrid (0-5). Les bruxellois avaient néanmoins eu le bon ton de sauver l’honneur en allant obtenir un succès de prestige (1-2) sur la pelouse de l’Allianz Arena. Cette année, même scénario au match aller, les munichois ont infligé au stade José Alvalade un score de forfait au Sporting Portugal local. Mais cette fois, il ne sont pas contentés de gérer leur retour puisqu’ils ont encore atomisé leur adversaire portugais (7-1). Ce résultat obtenu sans l’aide de Luca Toni et de Franck Ribéry, constitue la plus grosse dégelée de l’histoire de la C1. L’an passé, Manchester United avait déjà infligé le même tarif à l’AS Roma lors d’un quart de final retour. Ce qui est inédit en revanche, c’est le total des buts encaissés par les portugais sur les deux confrontations : 12… Pour la petite histoire, les 7 réalisations du FC Hollywood sont de Lukasz Podolski (7e, 34e), Anderson Polga contre son camp (38e), Bastian Schweinsteiger (43e), Mark Van Bommel (74e), Miroslav Klose (83e) et Thomas Müller (90e). Entre temps, à la 42e, Joao Moutinho, d’une frappe splendide, avait sauvé quelque peu l’honneur du club lisboète.

Le joli coup de Chavanel

Le français a réalisé un beau coup de force lors de la 3e étape de Paris-Nice. Il a profité de conditions climatiques “flandriennes” pour offrir son premier bouquet personnel à sa nouvelle équipe belge. Chavanel dépossède aussi Contador du maillot de leader.

Après la domination outrageante d’Alberto Contador sur le contre-la-montre d’ouverture, ses adversaires avaient affirmé que la seule façon d’empêcher le madrilène de triompher dimanche prochain sur la promenade des Anglais était de l’attaquer sur la plaine. Sylvain Chavanel, l’un des outsiders de la course a profité d’une offensive de grande envergure menée par la Rabobank pour remporter l’étape et s’emparer du maillot jaune de leader. Piégé par cette accélération, Contador a perdu une grosse minute dans l’aventure et devra cravacher si il veut détrôner Chavanel.

Rabobank dynamite la course

Avec seulement trois côtes de troisième catégorie au programme, toutes avant les cinquante derniers kilomètres, la troisième étape semblait promise aux sprinteurs mais la pluie continue, le vent et surtout la volonté de la formation Rabobank en ont décidé autrement. Alors que le peloton, emmené par les équipiers d’Alberto Contador et les formations de sprinteurs (Columbia et Cervélo), semblait contrôler tranquillement les cinq échappés du jour (Stéphane Augé, Christophe Le Mével, Jurgen Roelandts, Tom Veelers, Maciej Bodnar) avec une marge de trois minutes à cinquante kilomètres de l’arrivée, Rabobank a dynamité la course façon puzzle. Dans des conditions dignes des classiques flandriennes, l’équipe néerlandaise a parfaitement exécuté son coup de force après une première tentative avortée lundi. Dans la foulée d’une accélération collective qui a provoqué plusieurs bordures et éteint la résistance de tous les poursuivants, un groupe d’une dizaine de coureurs a réussi à tenir en respect le reste du peloton. Si Cadel Evans et Bradley Wiggins ont rapidement été piégés Alberto Contador s’est  retrouvé sans soutien.

Attention à Seeldrayers

Au côté du trio coureurs Rabobank  composé de Juan Manuel Garate, Juan Antonio Flecha et Sébastian Langeveld, Sylvain Chavanel s’est trouvé en compagnie de son équipier Kevin Seeldrayers dans une situation en or pour s’emparer du maillot de leader : «Quand les Rabobank ont lancé la bordure, j’étais vigilant, j’ai préféré collaborer avec eux, a-t-il expliqué. Ce sont des coups comme aujourd’hui qu’il fallait faire.» Généreux dans l’effort, le Français a contribué aux relais du groupe de tête avec une puissance déjà impressionnante. Le coureur de l’équipe Quick Step a encore trouvé des ressources dans les derniers kilomètres pour jouer la victoire du jour. Après avoir éteint les initiatives individuelles avant la flamme rouge, Chavanel s’est arraché dans les derniers hectomètres pour rattraper et dépasser Flecha. Grâce à sa première victoire sous ses nouvelles couleurs belges, le Français revêt le maillot de leader avec 32 secondes d’avance sur Garate. L’an dernier, il avait déjà ravi la tunique jaune avant de la céder sur les pentes du Mont Ventoux. Cette fois-ci, la principale difficulté sera la Montagne de Lure vendredi où Alberto Contador sera sur un terrain plus favorable pour récupérer son retard (1′03”).

Mais Chavanel possède dans son équipe un autre coureur capable non seulement de l’épauler mais aussi de jouer sa carte personnelle en cas de défaillance. A 22 ans, Kevin Seeldrayers pourrait bien être la révélation de cette édition 2009 de Paris-Nice. Ce jeune et prometteur grimpeur belge, 11e du dernier Tour de Californie, a montré qu’il était en forme. Il pourrait bien profité des étapes plus vallonées de la fin de semaine pour conforter un peu plus sa place dans le top 10. Bref, ce Paris-Nice qui semblait déjà joué d’avance après la démonstration inaugurale de Contador s’annonce bien plus ouvert que prévu.

Le classement:

1. Sylvain Chavanel (FRA, Quick Step) les 178 km en 4h33′12″
2. Juan-Antonio Flecha (ESP, Rabobank) m.t.
3. Sebastian Langeveld (PBS, Rabobank) m.t.
4. Stéphane Augé (FRA, Cofidis) m.t.
5. Kevin Seeldrayers (BEL, Quick Step) m.t.
6. Juan-Manuel Garate (ESP, Rabobank) m.t.
7. Jürgen Roelandts (BEL, Silence-Lotto) m.t.
8. Marcus Burghardt (ALL, Team Columbia-High Road) à 40 sec.
9. Heinrich Haussler (ALL, Cervélo TestTeam) à 1′09″
10. Sébastien Turgot (FRA, Bbox Bouygues Telecom) m.t.

Le classement général:

1. Sylvain Chavanel (FRA, Quick Step) en 9h29′24″
2. Juan-Manuel Garate (ESP, Rabobank) à 33 sec.
3. Juan-Antonio Flecha (ESP, Rabobank) à 36 sec.
4. Kevin Seeldrayers (BEL, Quick Step) à 37 sec.
5. Jürgen Roelandts (BEL, Silence-Lotto) à 40 sec.

6. Alberto Contador (ESP, Astana) à 1′03″
7. Luis-Leon Sanchez (ESP, Caisse d’Epargne) à 1′12″
8. Stéphane Augé (FRA, Cofidis) à 1′14″
9. David Millar (GBR, Garmin-Slipstream) à 1′17″
10. Antonio Colom (ESP, Team Katusha) à 1′22″
14. Jens Voigt (ALL, Saxo Bank) à 1′30″
15. Maxime Monfort (BEL, Columbia) à 1′35″
17. Samuel Sanchez (ESP, Euskaltel) à 1′36″
18. Rinaldo Nocentini (ITA, AG2R) à 1′37″
19. Fränk Schleck (LUX, Saxo Bank) à 1′39″

 

 

Haussler haut la main

Le jeune sprinter allemand s’adjuge la deuxième étape de Paris-Nice en dominant facilement l’australien Mark Renshauw et l’italien Mirko Lorenzetto. Contador conserve le leadership.

La formation Cervélo a confirmé son excellent début de saison. Après une victoire d’étape au Qatar signée Roger Hammond, Thor Hushovd avait frappé un grand coup en enlevant le prestigieux circuit Het Nieuwsblad. Son équipier Heinrich Haussler aurait d’ailleurs pu s’imposer ce jour-là mais avait du attendre le Tour d’Algarve pour enfin lever les bras au ciel, ce qu’il fit à deux reprises. Cet après-midi, l’allemand a récidivé à l’occasion de la deuxième étape de Paris-Nice qui se déroulait entre Saint-Brisson-sur-Loire et La Chapelle-Saint-Ursin.

Classique: échappée “bidon” et sprint massif

Après sa démonstration d’hier, Alberto Contador semble déjà parti sur la voie d’un succès facile à Nice. Mais pour contourner un scénario qui semble couru d’avance, les opposants au leader du classement général affirmaient ce matin qu’il ne leur restait guère qu’une alternative. Ceux qui se sentaient d’ores et déjà battus avant la grande étape de montagne vendredi n’avaient qu’une idée en tête : piéger le matador castillan en début de semaine sur un coup de bordure. Or le vent ne soufflait pas suffisamment fort aujourd’hui pour encourager ce genre d’initiative et le ciel avait cessé de déverser ses gouttes sur cette partie de la France. Cette deuxième étape s’annonçait idéale pour les routiers sprinteurs mais quatre hommes allaient s’attacher à démontrer le contraire.

Dès le départ, l’Espagnol Aitor Hernandez (Euskaltel-Euskadi), le Biélorusse Aleksandr Kuschynski (Liquigas), le Français Christophe Laurent (Agritubel) et le Néerlandais Piet Rooijakkers (Skil-Shimano) passaient à l’attaque. Le quatuor allait compter jusqu’ 7′35″  d’avance mais cet écart allait se révéler trop juste pour contenir le retour de la meute dans la dernière partie de la course. C’est donc un peloton regroupé qui abordait les 20 derniers kilomètres d’une étape qui aura tout de même été marquée par deux petits coups de bordures, lesquels n’auront finalement piégé personne, avec le retour de tous les coureurs distancés à l’approche du final.

Mais cette deuxième étape réservait une dernière surprise aux favoris. Et cette fois, c’est Alberto Contador qui allait se faire surprendre. Au terme d’une journée de course plutôt favorable pour lui, le Maillot Jaune se retrouvait coincé dans une chute massive à moins de 3 kilomètres du but. Mais grâce au règlement,  cette mésaventure n’aura aucune répercussion en termes de temps pour le leader d’Astana. Le reste du peloton ne demandait pas son reste et fonçait à toute vitesse vers la ligne d’arrivée.  Le champion de Belgique Jurgen Roelandts allait emmener de loin le sprint mais ne put répondre au démarrage aux 300 mètres d’Heinrich Haussler. La fusée allemande remportait l’emballage final sans contestation possible devant Mark Renshaw (Columbia) et l’italien Mirko Lorenzetto (Lampre). Côté belge, grosse déception de la part de Gert Steegmans complètement absent en fin d’étape. Silence-Lotto n’a pas non plus réussi à se rassurer malgré la tentative de Roelandts.

Le classement général:

1. Heinrich Haussler (ALL, Cervélo TestTeam) les 195,5 km en 4h45′01″
2. Mark Renshaw (AUS, Team Columbia-High Road) m.t.
3. Mirco Lorenzetto (ITA, Lampre-NGC) m.t.
4. Tom Veelers (PBS, Skil-Shimano) m.t.
5. Murilo Fischer (BRE, Liquigas) m.t.
6. Sébastien Chavanel (FRA, Française des Jeux) m.t.
7. Sébastien Hinault (FRA, Ag2r La Mondiale) m.t.
8. Samuel Dumoulin (FRA, Cofidis) m.t.
9. Romain Feillu (FRA, Agritubel) m.t.
10. Mathew Hayman (AUS, Rabobank) m.t.

Toujours du racisme

Encore une nouvelle histoire de racisme sur les terrains belges. Et cette fois, ce ne sont pas les wallons qui sont traités de caca.

Enfin, on a assisté à un très bon match au Mambourg, entre deux équipes qui ont développé un football tout en profondeur. Un match que Charleroi aurait sans doute mérité de gagner.

L’homme du match fut l’attaquant carolo Habib Habibou… pour au moins deux raisons de natures très différentes. D’une part, il fut tout simplement le meilleur joueur sur le terrain; d’autre part, il se retrouva au centre d’une pénible affaire touchant au racisme : “Pour ce qui est du but (NDRL: annulé), j’attends de voir les images de la télévision ,mais je suis particulièrement frustré d’avoir été insulté sans cesse par le numéro 5 du GB Anvers !”

C’est donc Pieterjan Monteyne qui est mis en cause : “Pour qui se prend cet individu qui m’a répété cent fois que je devais retourner chez les singes, en Afrique, m’occuper à manger des bananes et qui m’a conseillé de fermer ma g… ? Les injures me sont parvenues tout de suite. Je suis révolté par un tel comportement. Si j’ai attendu la fin de la rencontre pour exprimer ma rancœur, c’est parce que je craignais d’être sanctionné par l’arbitre. J’en ai donc avisé celui-ci tandis que je compte déposer plainte. Cependant, je doute qu’il y ait rapport sur la chose.”

Habib Habibou était visiblement accablé : “Je sais que ce genre d’incident n’est pas isolé, le Lokerenois Moussa Maazou ayant été notamment, lui aussi, agressé verbalement. Faris Haroun, que je connais, m’a dit de laisser tomber, mais trop c’est trop. Je vais finir par croire qu’en Belgique, il vaut mieux que quelqu’un de couleur n’exerce pas le métier de footballeur…”

Pieterjan Monteyne prétend, pour sa part, que l’attaquant de Charleroi l’a aussi provoqué. « J’ai bel et bien dit quelque chose mais pas à connotation raciste » explique-t-il dans la Gazet van Antwerpen. « Lorsqu’il m’appelle fils de pute, il doit s’attendre à une réaction ».

Difficile de prendre position dans ce genre d’affaire. On est conscient que les comportements racistes gangrènent toujours les stades de football comme le rappellent les incidents survenus en France avec Abdessalam Ouaddou et John Mensah. Mais contrairement à ces deux cas, il est impossible de savoir ce qu’on dit respectivement Stef Wils et Pieterjan Monteyne à leurs “victimes”. Nous sommes donc dans une situation ou c’est la parole d’un individu contre celle d’un autre. Tout ce qu’on affirmer, c’est que sur les vertes pelouses, on s’échange rarement des politesses qu’elles soient racistes ou autres. 

On attend en tout cas avec impatience de voir si Michel Daerden, Rudy Demotte et Joelle Milquet vont monter sur leurs grands chevaux pour dénoncer ce genre de comportements. A moins que le racisme contre les joueurs de couleur soit plus “ludique et taquin” que les chants anti-wallons. Mais n’oublions pas que ni Moussa Maazou, ni Habib Habibou ne voteront aux régionales de 2009. Pour paraphraser ce dernier, on serait presque tenté de dire qu’en Belgique, il vaut mieux que quelqu’un de couleur se fasse insulter de sale wallon plutôt que de sale noir…

Encore une histoire de pénalty

Faute ou pas faute ? Simulation ou pas simulation ? Après la polémique autour du “faux” pénalty accordé la semaine dernière à Guillaume Gillet, c’est le coup de réparation donné à La Gantoise ce week-end contre Tubize qui fait beaucoup de bruit.

Une semaine après le psycho-drame autour du pénalty reçu par Anderlecht contre Mouscron, voilà qu’une autre histoire de coup de réparation inexistant alimente les discussions d’après-matchs. Dans la rencontre entre La Gantoise et Tubize, l’arbitre monsieur Peter Vervecken a indiqué le point des 11 mètres après avoir estimé que le gardien brabançon Nicolas Ardouin avait accroché fautivement Mbaye Leye dans le grand rectangle. Sur les images, il n’y a pourtant aucun doute. Le dernier rempart tubizien ne touche pas l’attaquant sénégalais. Ce dernier confirme d’ailleurs cette version des faits : « Le ballon est allé en profondeur et, en faisant un contrôle dans les airs, j’ai perdu l’équilibre. Je suis tombé sans chercher le penalty. Mais, finalement, l’arbitre en a décidé autrement. Néanmoins, il faut savoir que mon intention n’était pas de chercher un penalty sur cette phase. C’est malheureux pour l’AFC Tubize. Surtout qu’Ardouin ne m’a pas touché. Une fois que l’arbitre a montré le point de penalty, j’étais surpris mais je ne pouvais pas montrer ma joie. Mais je tiens à m’excuser pour cela. »

Mais la polémique a surtout enflé lorsque Nicolas Ardouin a révélé dans la presse les propos que lui a tenu l’homme en noir juste avant le botté du coup de réparation. “Je confirme qu’il m’a demandé d’arrêter le penalty” , disait, encore étonné, Ardouin. “C’est la toute première fois de ma carrière que je suis confronté à pareille situation.” 

Pourtant,  l’arbitre niait ce qui lui était reproché et confirmait qu’il y avait bien, selon lui, penalty. “Je n’ai pas encore vu les images. Mais, pour moi, il y a penalty. La venue de mon assistant au point de corner m’a semblé confirmer ce fait. Si j’ai parlé à Ardouin ? Oui, mais seulement pour lui demander de rester sur sa ligne. Rien d’autre.”

Mais que fait Pierre François ?

Cette nouvelle péripétie relance un énième débat sur l’utilisation de la vidéo lors des matchs de football mais permet aussi de faire un parallèle avec “l’incident” Gillet du week-end passé. Tout d’abord, y a t-il simulation ? Dans le cas de l’anderlechtois, la réponse est clairement négative. Christophe Lepoint touche le ballon mais désiquilibre Gillet qui se bat encore après pour tenter de le récupérer. Le joueur “fautif” et Alexandre Teklak le confirmaient encore sur le plateau de Studio 1 : Il n’ y avait pas faute mais pas non plus de simulation de la part du milieu mauve.  Sur la phase impliquant Mbaye Leye, on est plus perplexe. Le Sénégalais a beau prétendre mordicus être tombé, emporté dans son élan, les images donnent plutôt l’impression du contraire. Néanmoins, son attitude après le coup de sifflet peut laisser penser qu’il est de bonne foi.

Leye a surtout le mérite de s’être mieux exprimé que Gillet en utilisant pas le mot “simulation”. En voulant parler du fait qu’il pensait qu’on sifflerait une simulation contre lui, l’anderlechtois a laissé sous-entendre qu’il s’était laissé tomber volontairement. Ce qui a déclenché l’ire de Pierre François, le directeur général du Standard, toujours prêt à jouer les redresseurs de torts. “Je condamne totalement la simulation qui ne fait pas partie du jeu, contrairement à ce que dit Gillet. Si un de nos joueurs devait agir de la sorte et s’en vanter dans la presse, il serait immédiatement sanctionné”. Ces propos, en plus d’être déplacés, révèle une mauvaise foi caractérisée. De un, au Standard, les mauvais exemples sont légion courantes, Milan Jovanovic et Dieumerci Mbokani confondant constamment la surface de réparation avec une piscine. De deux, la direction liégeoise a demandé à son capitaine Steven Defour, blessé contre Braga, de jouer les éclopés devant la presse afin de cacher sa participation à la rencontre retour. Vous avez dit fair play ? En tout cas, Pierre François devrait se montrer moins loquace sur la polémique du pénalty reçu par Gand. Forcément, ce n’est pas Anderlecht et on ne critique pas l’équipe ou les joueurs du coach qui a ramené le titre à Sclessin après 25 ans de disette.

Mais revenons un peu à nos gantois et nos tubiziens. Si le point arraché par les mauves grâce au cadeau de monsieur Burie pourrait peser lourd lors du décompte final, le deuxième but encaissé par Tubize a pour conséquence de rapprocher le club brabançon encore un peu plus de la D2. Ce qui interpelle, c’est surtout la “supposée” réaction de l’arbitre après coup. Ne pouvant plus revenir sur sa décision (la fameuse loi 18 qui n’existe pas ?), notre bouffon a demandé au Buffon tubizien de le “sauver”. Peut-être aurait-on du rappeler à monsieur Vervecken que le portier italien n’est pas un maître dans l’arrêt de pénaltys et que pour être épargné d’une telle polémique, il aurait été plus inspiré de demander à Bryan Ruiz de rater son tir. Seulement le costaricien ne parle que l’espagnol alors que le portier tubizien s’exprime en français. On attend en tout cas avec impatience l’avis de Marcel Javaux.

Déjà trop fort ?

Alberto Contador a frappé un grand coup en écrasant la concurrence sur le contre-la-montre d’Amilly, étape inaugurale du Paris-Nice 2009. Et déjà, on se demande qui sera en mesure de battre le matador de Madrid lors du prochain Tour de France.

«C’est un peu trop court à mon goût et sur un terrain relativement plat. Mais ça va permettre de me situer et de jauger mes adversaires.» Heureusement, le parcours ne lui convenait pas. Sinon, on est en droit de se demander quelles auraient été les dégâts si Alberto Contador avait roulé sur son terrain de prédilection. Le madrilène a réalisé une performance stupéfiante sur le contre-la-montre inaugural de Paris-Nice. Après avoir conquis son premier bouquet lors du Tour d’Algarve, Contador continue de montrer à qui veut l’entendre qu’il sera l’homme à abattre au mois de juillet prochain.Car au delà de la victoire d’étape, c’est surtout un gros coup au moral de ses adversaires qu’il vient d’infliger. A ceux présents sur la course au soleil comme Cadel Evans et Frank Schleck relégué à respectivement 31 sec et 36 sec mais aussi aux absents comme Andy Schleck, Denis Menchov, Carlos Sastre ou son équipier Lance Armstrong. Au vu de l’état de forme resplendissant de Contador, Big Tex devra sans doute se résoudre à jouer les valets de luxe pour le “cannibale” espagnol.

Léon Sanchez limite la casse

On se demande aussi si le vainqueur du Paris-Nice 2009 n’est pas déjà connu vu les écarts importants creusés par Alberto Contador. Derrière lui à 7 secondes, on retrouve Bradley Wiggins un pur spécialiste de l’effort en solitaire. Plus loin encore, les adversaires de l’espagnol. Son compatriote Luis Léon Sanchez (3e) n’a concédé que 9 secondes, et Sylvain Chavanel (7e) est déjà à 18 secondes. Les autres comme Roman Kreuziger et Rinaldo Nocentini (tous deux à 34 secondes) sont déjà relégués aux oubliettes.

Côté belge, on notera la belle performance de Kevin Van Impe (11e à 25 secondes) et le chrono honorable de Maxime Monfort (22e à 32 secondes).

Le classement de la première étape:

1. Alberto Contador (Esp/Astana)
les 9,3 km en 11:05 (moy.: 50,3 km/h)
2. Bradley Wiggins (G-B) à 0:07
3. Luis Leon Sanchez (Esp) 0:09
4. Tony Martin (All) 0:11
5. David Millar (G-B) 0:14
6. Joost Posthuma (P-B) 0:18
7. Sylvain Chavanel (Fra) 0:19
8. Antonio Colom (Esp) 0:19
9. Vladimir Karpets (Rus) 0:21
10. Rémi Pauriol (Fra) 0:22
11. Kevin Van Impe 0:25

19. Cadel Evans (Aus) 0:31

22. Maxime Monfort 0:32
23. Carlos Barredo (Esp) 0:32
25. Samuel Sanchez (Esp) 0:33
26. Rinaldo Nocentini (Ita) 0:34
27. Roman Kreuziger (Tch) 0:34
32. Fränk Schleck (Lux) 0:36
84. Philippe Gilbert (Bel) 0:51

Cette fois, ce n’est plus du hasard

Le septuple champion de France Lyon a été battu pour la deuxième fois cette semaine par Lille et voit le PSG revenir à toute allure derrière lui. Pour sa part, Bordeaux a bu le calice jusqu’à la lie en étant sévèrement battu à domicile contre Toulouse (0-3).

Les Lyonnais ont dépensé trop d’énergie contre Lille, ce samedi, et même cette semaine en Coupe de France, pour être suspectés de vivre leur vie sous l’unique inspiration de leur double duel contre  le FC Barcelone en Ligue des champions. Mais il reste difficile d’appréhender tout ce qui leur arrive avec une autre grille de lecture. Depuis son nul de l’aller (1-1), Lyon n’a plus gagné. Il a concédé deux défaites contre Lille, 2-0 au Stade de France ce samedi après le 3-2 de la Coupe. Dans l’intensité, ce match n’avait rien à envier à celui qui l’a précédé. Une nouvelle fois, le LOSC a remporté ce combat emballant en s’appuyant sur un gardien en état de grâce (Grégory Malicki, cette fois) et en se montrant plus réaliste. Robert Vittek (48e) et Michel Bastos (89e) n’ont pas tergiversé dans leurs derniers gestes, ceux dans lesquels les hommes de Claude Puel ont manqué de justesse, Kader Keita (65e, 77e) davantage qu’Ederson (78e, 87e). Mais plus que ce résultat défavorable, ce sont tous les risques pris par le staff de l’OL dans sa composition d’équipe qui poussent à s’interroger sur les ressources actuelles du champion. Ainsi Hugo Lloris, touché au mollet et malade, a-t-il encore été ménagé. Karim Benzema aurait-il dû faire l’objet du même traitement? Il a joué une mi-temps en grimaçant et a dit stop, se plaignant de sa hanche droite. Jean-Alain Boumsong a reçu une alerte musculaire qui a précipité le retour de  Mathieu Bodmer. Même chose pour François Clerc, relancé dans le grand bain sans passer par la case CFA à cause de la blessure de John Mensah… D

Deux choses sont sûres : La première, c’est que Lille risque encore de rester le fournisseur de la cour du club de Jean-Marie Aulas. Si les anciens nordistes Bodmer, Keita, Makoun et Puel n’ont pas suffi pour battre la levée actuelle des locataires du Stadium Nord, il faudra que le président des Gones délie encore les cordons de la bourse pour les dépouiller de leurs autres joyaux. Ses cibles seront probablement Adil Rami, Michel Bastos et Eden Hazard, monté à la 57e mais moins en verve que mercredi.  La deuxième, c’est que le huitième titre de champion n’est pas encore dans la vitrine à trophées. Après cette quatrième défaite de la saison, l’OL n’a plus qu’un point d’avance sur le PSG, qui profite aussi du ralentissement de Marseille et Bordeaux, pour sculpter, journée après journée, un étonnant statut d’outsider numéro un. Paris est allé battre Lorient sur son score préféré (1-0), avec le mode opératoire qui lui a permis de construire sa confiance en début de saison : écoeurer l’adversaire, fut-il dominateur, se montrer réaliste face au but (superbe reprise de Ludovic Giuly au ras du poteau d’Audard, 22e), et avoir la capacité de plier sans rompre. Lorient – PSG s’est épargné, d’un rien, d’énièmes débats passionnés sur la qualité de l’arbitrage. A la 71e, Benjamin Genton détournait de la main une frappe de Pegguy Luyindula mais M. Falcone ne sifflait rien. A la 81e, il sanctionnait d’un penalty une main de Sammy Traoré aussi discrète que collée au buste. Mais Michael Landreau préservait ses filets en détournant la frappe de Rafik Saïfi.

L’OM en mal d’attaque, le spleen de Gerets

Les parisiens possède désormais trois points d’avance sur l’OM et Toulouse, et même cinq sur Bordeaux, l’équipe qui l’avait rossé à la reprise de janvier (4-0). Les Girondins, méconnaissables, ont été surclassés par une équipe de Toulouse qui voit la vie en rose après avoir réalisé son match «le plus abouti de la saison» selon son entraîneur. Marseille, après son échec face au Mans il y a deux semaines (0-0), a montré contre Valenciennes qu’elle restait une équipe toujours en rodage. Avec une cinquième journée consécutive sans but encaissé, elle a confirmé que l’arrivée de Brandao avait fait beaucoup de bien à… sa sécurité défensive, même si Steve Mandanda a encore dû s’envoler. Sur le plan offensif en revanche, l’OM souffre d’un manque de justesse persistant. Dans ce match où le Vélodrome a assisté à quelques fulgurances d’Hatem Ben Arfa, auteur d’une bonne première période, Taye Taiwo est celui qui a vu la lumière de plus près en heurtant la barre (38e). Eric Gerets, dont l’avenir reste entouré d’un point d’interrogation, constatait les dégâts : « Je sais… Ce n’est pas la peine de remuer le couteau dans la plaie » disait le technicien belge lors de la conférence d’après-match. « On vient de passer une très mauvaise soirée. Aujourd’hui, dans sa totalité, l’équipe n’a pas répondu présent. Elle n’a pas eu le niveau des matches précédents ».Le premier tiers du classement est devenu un panier de crabes où tout est possible. Lille (6e) a trois points de retard sur le podium et sept sur la première place. Voilà qui laisse présager une fin de saison enfin passionnante.

Becks reste au Milan

L’international anglais a confirmé dans un communiqué qu’il resterait Rossonero jusqu’à la fin de saison. Bon prince, il aurait même accepté une diminution de 25 % de son salaire pour continuer à jouer dans la capitale de la mode. Et qu’en pense Victoria ?

Le feuilleton tragi-comique du prêt de David Beckham à l’AC Milan a donc finalement trouvé un épilogue heureux puisque le club lombard pourra compter sur le médian droit  jusqu’à la fin de la saison. C’est le milieu international anglais qui l’a annoncé lui-même dans un communiqué, repris par la Gazzetta dello Sport. «Je suis reconnaissant envers les deux clubs qui ont permis à ce rêve de devenir réalité, a assuré le joueur qui appartient toujours au Los Angeles Galaxy. Je vais pouvoir jouer dans la même saison à l’AC Milan et au Galaxy, avec la possibilité de maintenir mon engagement pour la Major League Soccer (MLS) et pour le développement du football aux Etats-Unis, quelque chose qui me tient à coeur

Le prêt de Beckham, initialement prévu pour durer jusqu’au 9 mars, s’allonge donc suite à des tractations réussies entre le club américain et l’équipe milanaise. «Cela a duré très longtemps mais il fallait se mettre d’accord avec Milan. Je suis désolé pour nos fans mais je suis content pour David. Il va pouvoir terminer la saison en Italie et on le reverra en juin. Je suis aussi très content de l’issue des négociations avec le club lombard», a déclaré le directeur du Galaxy au Los Angeles Times. Aucune des deux équipes n’a confirmé l’information et ce dimanche matin, une source proche du dossier a affirmé à l’agence Reuters qu’il restait encore quelques détails à régler et que tout serait bouclé lundi.

Selon la presse italienne, le joueur de 33 ans (oui oui, il fait quand même baisser la moyenne d’âge) a renoncé à un peu plus de 25% de son salaire pour rester à Milan.

Eline Berings sort de l’ombre

Huitième, il y a deux ans, à Birmingham, dans l’ombre des titres de Kim Gevaert, sur 60 m, et de Tia Hellebaut, à la hauteur, Eline Berings s’est offert, à 22 ans, son premier titre de championne d’Europe indoor du 60 m haies.

Elle est sortie des starting-blocks à la vitesse de l’éclair, puis s’est envolée, avalant les haies les unes après les autres pour couper la ligne la première et, ainsi, être sacrée championne d’Europe ! A peine Tia Hellebaut et Kim Gevaert ont rangé leur spikes au placard qu’une autre “petite” belge est placée sous le feu des projecteurs. Elle a 22 ans, elle est gantoise et s’appelle Eline Berings. Cette petite blonde a remporté son premier titre de championne d’Europe du 60 m haies indoor. Son premier ou plutôt son second puisqu’elle avait déjà décroché cette récompense en 2005 à Kaunas dans la catégorie junior.

Ce vendredi, dans la catégorie suprême et face aux meilleures hurdleuses du vieux continent, à l’exception de l’Espagnole Onyia forfait de dernière minute, elle a confirmé qu’elle pouvait s’inscrire dans la lignée de Kim et de Tia. Eline a parfaitement géré cette longue journée avec des séries, dès 9 h 45, des demis , à 15 h 45, ainsi que la finale, à 18 h 40.

La jeune femme a sans nul doute profité de l’expérience de son nouvel entraineur Wim Vandeven, lui-même ancien hurdleur mais surtout connu pour être le compagnon et l’ancien coach de Tia Hellebaut.

Encouragée par sa famille, soit son papa, sa maman, sa sœur, mais aussi par Hellebaut chez qui elle vit de temps en temps en semaine, Eline Berings n’a jamais paniqué, même pas à l’issue des demi-finales où elle fut devancée par la Britannique Claxton. “Cette finale fut la course de ma vie !” lança-t-elle, d’emblée. “J’étais concentrée et même le faux départ de l’Allemande Hildebrand ne m’a pas perturbée. Une fois lancée, j’ai regardé devant moi, fixant la ligne.”

Outre le titre,la belge a surtout établit de nouveaux records. 7.92, soit le nouveau chrono de référence en Belgique et, surtout, la meilleure performance européenne 2009. “Je savais que je devrais donner le meilleur de moi-même et signer ce genre de chrono pour l’emporter car la concurrence était relevée, malgré le forfait d’Onyia. Vous savez, sur les haies, tout peut arriver. La victoire se joue souvent sur des détails. Voyez la Britannique Claxton ! Elle a vraiment manqué sa course…”

Alors que certains pensaient l’athlétisme belge mort , le voilà à nouveau sur la plus haute marche du podium par la grâce d’une jeune femme talentueuse, sérieuse, volontaire. Autant de qualités qu’affichaient, il n’y a pas si longtemps, Kim Gevaert et Tia Hellebaut…

Coupe Davis : C’est bien parti pour les belges

Comme attendu, la Belgique mène 2-0 à l’issu de la première journée de sa confrontation contre la Pologne. Deux succès certes mais acquis dans la douleur.

C’était le scénario attendu pour l’équipe belge de Coupe Davis même s’il y eut, çà et là, quelques petites erreurs dans le script sur la terre battue du Country Hall . Appelé à ouvrir le bal, Kristof Vliegen dut ainsi batailler 5 sets et 3h12 pour venir à bout du… 543e joueur mondial, Michal Przysiezny. Dans le match suivant,  Xavier Malisse fut amené à sortir le grand jeu et à faire parler son expérience pour écarter en trois manches le jeune et prometteur Jerzy Janowicz (ATP 331).

Cela faisait deux ans que je n’avais plus joué sur terre battue et j’ai dû m’accrocher, notamment dans le premier set”, ajouta le Courtraisien, qui s’imposa 7-6 (7/2), 6-3, 6-3. “C’était dur avec les patates qu’il m’envoyait. En outre, je ne faisais que me casser la figure avec mes chaussures. Il a même eu une balle de set, mais je me doutais bien qu’il finirait par faire des fautes. Il n’a que 18 ans et manque d’expérience. J’ai dix ans de plus que lui. C’est pour ça que j’ai gagné.

En quête d’un nouveau coach pour relancer sa carrière, Xavier Malisse dévoila également, qu’il était tombé d’accord “à 99 %” avec David Felgate, présent sur le banc de l’équipe, vendredi à Liège. Rappelons que c’est sous la houlette de l’entraineur britannique que le Courtraisien obtint les meilleurs résultats de sa carrière avec notamment une demi-finale lors de l’édition 2002 de Wimbledon. Felgate venait de mettre fin voici peu à sa collaboration avec la joueuse tchèque Nicole Vaidisova.

Le double pour terminer “le travail”

Si cette journée de vendredi a placé la Belgique sur les rails de la qualification, il ne reste plus qu’à  Steve Darcis et Olivier Rochus d’amener le train à destination dès ce samedi après midi à l’occasion du double contre Marcin Matkowsi et Grzegorz Panfil.

Hazard a mangé du Lyon

Lille a joué un vilain tour au Lyon de son ancien entraineur Claude Puel. Si Nicolas Fauvergue a inscrit le but de la victoire, c’est le jeune prodige Eden Hazard qui a marqué la rencontre de son empreinte avec deux assists et un but somptueux.

Lille est parvenu à se hisser en quart de finale de la Coupe de France en venant à bout du tenant du trophée Lyon (3-2) grâce à un goal de la victoire marqué à la 92e minute par Nicolas Fauvergue. Avant cela, les Dogues s’étaient déjà portés par deux fois aux commandes du match grâce d’abord à un but de Michel Bastos, sur assist d’Eden Hazard, le jeune Diable Rouge.

Ce dernier, après que Lyon ait égalisé à 1-1, se mua en buteur pour redonner l’avantage aux siens à la 45-ème (2-1). Après avoir effacé trois opposants, le petit prodige Lillois armait une frappe terrible sur laquelle Remi Vercoutre ne pouvait rien faire. Mais ce but s’avérait insuffisant puisque les Lyonnais réussirent une nouvelle fois à rétablir la parité juste avant le repos (2-2). C’est donc à la dernière minute de la partie que les hommes de Rudi Garcia sont parvenus à décrocher leur ticket pour le tour suivant grâce à ce but de Fauvergue (3-2) inscrit suite à une nouvelle passe décisive d’Eden Hazard, homme du match.

Le natif de Braine-Le-Comte s’est balladé au sein d’une défense rhodanienne complètement estomaquée par ses accélérations fulgurantes et ses dribbles déroutants. Pour voir le but d’Eden Hazard, c’est bien sûr chez nous.

Mouscron en faillite ?

C’est la RTBF qui donne l’information. Toutes les pistes, locales ou étrangères, pouvant amener une solution au problème financier de l’Excelsior Mouscron s’effondrent. Le club risque tout bnnement de devoir déclarer la faillite dès ce vendredi si aucun apport d’argent frais n’est garanti. C’est ce qu’a annoncé Benoit Roul, administrateur du club hennuyer.

Interviewé par la chaîne publique belge, il ajoute que le club tire la sonnette d’alarme et appelle publiquement à l’aide. L’assemblée genérale du club se réunit ce vendredi et les actionnaires pourraient voter la cessation des activités de l’Excel. Il faudrait une garantie d’apport d’argent frais pour éventuellement reporter cette décision au 30 mars. La dette s’élève à 2 millions, principalement dûe par défaut de payement de l’ONSS et du précompte professionnel. Il reste deux pistes à l’Excel : un partenariat avec un club étranger et une piste australienne mais celles-ci sont minces et leur aboutissement pourrait ne pas intervenir dans les 4 jours. La ville de son côté pourrait se mobiliser afin de trouver une solution viable pour le futur du club et pour l’ensemble de la région. Car ce serait une véritable crise sociale pour la région mouscronnoise. L’Excelsior de Mouscron employe 137 salariés, dont 60 en temps plein et fait vivre 250 fournisseurs et plus de 570 jeunes dans le Futurosport, le Centre de formation du club. C’est donc toute une structure, comprenant des élèves en internat, des professeurs et des infrastructures, qui est aussi menacée.

Boonen prend sa revanche

Gêné lors du sprint final du circuit Het Nieuwsblad, le leader Quick.Step a mis tout le monde d’accord en remportant Kuurne-Bruxelles-Kuurne. Bernhard Eisel et Jérémy Hunt complètent le podium.

Seulement Dixième samedi du Circuit Het Nieuwsblad (ex-Het Volk), Tom Boonen avait à coeur de prendre sa revanche à Kuurne-Bruxelles-Kuurne. Le flandrien, déjà vainqueur de la deuxième semi-classique de la saison belge en 2007, a tenu parole en s’imposant au terme du sprint devant Bernhard Eisel (Team High Road) et Jérémy Hunt (Cervélo). C’est son troisième bouquet cette saison après une étape et le général du Tour du Qatar le mois dernier.

Lors du circuit Het Nieuwsblad, Boonen avait fustigé l’absence de Sébastien Rosseler et de Steven De Jongh pour justifier sa relative contre-performance. Si le gros travail de Sylvain Chavanel ne fut pas suffisant pour faire gagner le Champion du Monde 2005 à Gand, il fut déterminant pour lui permettre de lever les bras en vainqueur à Kuurne. D’ailleurs Tom Boonen n’a pas manqué de rendre hommage au travail du Français, nouveau venu cette saison au sein de la Quick Step. «L’équipe était très forte ce dimanche. Maarten Wijnants et Sylvain Chavanel ont fait un travail énorme», a t-il expliqué. Mimosa s’est en effet sacrifié dans le final pour ramener son leader sur l’Espagnol Juan Antonio Flecha auteur d’un démarrage fulgurant à trois kilomètres de la ligne. Le Français a ainsi réussi à opérer la jonction sous la flamme rouge, permettant à Boonen d’entamer son sprint dans les meilleures conditions.

La course a été réelement lancée à 75 kilomètres du but sur les célèbres pavés du Vieuw Kwaremont où sous l’impulsion de Sylvain Chavanel et de Kaarsten Kroon, 29 coureurs s’envolaient pour ne plus jamais être rejoints. Parmi ceux-ci, aucun Silence-Lotto, mais de beaux noms comme Boonen, Chavanel, De Volder, Flecha, Nuyens, Langeveld, Breschel, Steegmans, Ivanov, Haussler, Hunt, Meersman, Eisel, Voeckler et Ciolek. Plus tard dans la course, Tom Boonen allait se retrouver dans une échappée  de quatorze coureurs partie dans le Nokereberg et dans laquelle on retrouvait aussi les belges Gianni Meersman et Maarten Wynants.

Malgré des tentatives dans les derniers kilomètres de Flecha, de Kroon et de Nuyens, on se dirigea vers un sprint que Tom Boonen concluait victorieusement en chasseur de classiques qu’il est.

Le classement:

1. Tom Boonen (Bel)
2. Bernhard Eisel (Aut)
3. Jeremy Hunt (GBr)
4. Karsten Kroon (P-B)
5. Tom Leezer (P-B)
6. Geoffrey Lequatre (Fra)
7. Matthieu Ladagnous (Fra)
8. Nick Nuyens (Bel)
9. Sylvain Chavanel (Fra)
10. Juan Antonio Flecha (Esp)


Superbe but de Dembélé

L’AZ Alkmaar, solide leader, a confirmé son statut lors de cette 25e journée de Eredivisie (1re div. néerlandaise) lors de la visite de Groningue en venant à bout des sixièmes du classement sur le score sans appel de 3-0. Gill Swerts, en défense, Maartens Martens et Moussa Dembélé, au milieu, ont joué les nonante minutes. Le premier cité a délivré la passe décisive sur le premier but des siens à la 3e minute tandis que le troisième a inscrit le but du 3-0 à la 84e minute.

Pour le résumé du match, c’est ici